Notre Dallas

Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 01:31

Durée du spectacle : 120 mn environ.

Écriture et mise en scène : Charles-Eric Petit

Assistanat et dramaturgie : Kevin Keiss

Administration : Simone Fasano

Lumière : Yann Loric

Son: Oliver Night

Jeu : Guillaume Clausse, Roxane Cleyet-Merle, Olivier Maltinti,

Tonin Palazotto, Elisa Voisin

Régie générale et régie lumière : Yann Loric

Régie son : Jean Bourgeois


 


 

 





(TOUT PUBLIC)


Coproduction Compagnie l’Individu, Théâtre des Bernardines / Marseille, Théâtre Mac-Nab / Vierzon, Compagnie Chatôt-Vouyoucas Théâtre Gyptis / Marseille, le 3bisF / Aix-en-Provence, région PACA, ville de Marseille, conseil général des Bouches-du-Rhône.
En partenariat avec
La Chartreuse centre national des écriture contemporaine / Villeneuve-lez-Avignon et La Tannerie / Barjols pour les résidences de création. Avec le soutien de la librairie Histoire l’œil, Radio Grenouille, et du Théâtre des Argonautes à Marseille.



Retrouvez toutes les informations sur ce projet sur le blog: projetdallas.over-blog.com/

Origine de l’œuvre

Ecrire à partir d’une matière que nous connaîtrions tous - l'occasion d'un projet, de la réalisation d'un objet de théâtre polymorphe. C’est ainsi qu’arriva la fameuse série télévisée : Dallas

Comme nombre de gens de ma génération, je ne connaissais pas vraiment cette série, je ne l’ai (je crois) jamais regardée, mais (phénomène étrange) je connaissais parfaitement le nom des protagonistes, la musique du générique et la trame globale. Aussi mince soit-elle, Dallas occupait une place dans mon imaginaire sans que je ne l’y aie, à aucun moment, conviée. C’est aussi le cas de tous mes amis qui appartiennent à ma génération…

La démarche de création

Elle naît de cette intuition, mais est aussi la cause d’une réflexion engagée autour de « l’imaginaire collectif ».

Ce projet fait directement appel à la volonté de transmission. Il y a dans cette tentative : une entreprise presque archéologique, et la question assumée du mythe aujourd’hui. Il s’agit, en effet : d’une écriture générationnelle (nécessairement singulière), théâtrale, de cette série d’il y a 30 ans, et qui aborde "en plein" la question de l’héritage.

Argument

Notre Dallas raconte les enjeux de la famille face à l’avidité du pouvoir. La bataille des frères ennemis. L’édification individuelle face à la collectivité. Lucy ou Cassandre ? Bobby ou Etéocle ? Miss Ellie ou Clytemnestre ? Les personnages de la saga familiale, archétypes fonctionnels tout d’abord, se teintent peu à peu de toute la complexité des rapports humains dans un retour aux sources du théâtre jusqu’à prendre les traits d’une tragédie qui ne s’accomplirait pas.


Note de mise en scène


Démêler le fil de notre imaginaire collectif. Quels sont nos héros ? De quoi sont-ils constitués ? Quel est notre héritage héroïque ? A tâtons, nous déchiffrons le chant des sirènes du vingtième siècle.

Une histoire collective. Quelque chose que tout le monde connaît. Un peu. Beaucoup. De près ou de loin.

Une chose vouée à l’adoration ou la détestation. Peu importe.

De la série Dallas à Notre Dallas : la constitution d’une mythologie commune. La nôtre. Celle de notre théâtre et de nos rencontres – d’un imaginaire sans cesse en mouvement.

Sous les pavés, j’ai regardé, il n’y a pas de plage.

Du pétrole, oui, mais pas d’idées.

Je vois : des bêtises de destructions massives.

Pas de fond / dans ce naufrage…

Un amer réalisme / dans ce constat…

Je veux parler de rêve.

Du rêve qui vient quand enfant tu t’imagines.

Quand enfant tu imagines – que tu te vois devenir.

Tu regardes les hommes et tu rêves de devenir / Celui-ci. Ton rêve

est scellé. Reviendra comme l’herpès à tous les âges.

Si aujourd’hui, Dallas et moi, nous fêtons nos 30 ans, je n’irai pas pour

autant souffler les bougies chez Mac Donald !

Je ne ferai pas mon beurre de ce lait rance !

Je crois encore au rêve.

Qui n’est pas américain.

Qui n’est pas communiste.

Je refuse la naïve dépression de notre jeunesse encore vive.

Fussions-nous désespérés

nous avons mortelle envie de vivre. Nous avons / de nouveau / une

mortelle envie de vivre.

Et je dis « nous » !

Car "Notre Dallas" est une tentative archéologique – recherche

avoué de mythe – un mouvement d’affirmation – un travail pour y

voir clair.

Pour le reste, c’est du théâtre.


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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /2008 01:34
Je n’ai aucune étrenne – à vous offrir : que l’abandon.

Plus de passion.

L’alcool saoule – l’alcoolique boit – la boisson vide – je     viens vers toi...

Mon verre se vide – mon verre est plein – de cette       boisson j’en fais le plein

mon verre se vide, plus de boisson, mon verre se vide, et puis soudain…

vient l’abandon.

 (...)





Ainsi débute la complainte de Sue-Ellen.
L'écriture est en chantier; elle a vu le jour au théâtre des Argonautes, la dernière semaine de juin 2008.
Il s'agit d'un monologue qui aborde la figure de Sue Ellen en frottement avec l'actrice Linda Gray qui l'incarne dans la série.
Elisa Voisin qui joue déjà Sue Ellen dans la pièce prendra ce travail en charge en collaboration avec l'auteur et metteur en scène Charles-Eric Petit, pour réaliser cette petite forme de 30 minutes environ, que nous proposerons comme satellite à "Notre Dallas". Cette forme légère pourra être donnée conjointement au spectacle, aussi bien dans des petites salles que dans des appartements. Une création est en projet avec le théâtre des Bernardines pour 2009/2010.


A suivre.

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