Durée du spectacle : 120 mn
environ.
Écriture et mise en scène : Charles-Eric Petit
Assistanat et dramaturgie : Kevin Keiss
Administration : Simone Fasano
Lumière : Yann Loric
Son: Oliver Night
Jeu : Guillaume Clausse, Roxane Cleyet-Merle, Olivier Maltinti,
Tonin Palazotto, Elisa Voisin
Régie générale et régie lumière : Yann Loric
Régie son : Jean Bourgeois
(TOUT PUBLIC)
Coproduction Compagnie l’Individu, Théâtre des Bernardines / Marseille, Théâtre Mac-Nab / Vierzon, Compagnie
Chatôt-Vouyoucas Théâtre Gyptis / Marseille, le 3bisF / Aix-en-Provence, région PACA, ville de Marseille, conseil général des Bouches-du-Rhône.
En partenariat avec La Chartreuse centre national des écriture contemporaine / Villeneuve-lez-Avignon et La Tannerie / Barjols pour les résidences de
création. Avec le soutien de la librairie Histoire l’œil, Radio Grenouille, et du Théâtre des Argonautes à Marseille.
Retrouvez toutes les informations
sur ce projet sur le blog: projetdallas.over-blog.com/
Origine de l’œuvre
Ecrire à partir d’une matière que nous connaîtrions tous - l'occasion d'un projet, de la réalisation d'un objet de théâtre polymorphe. C’est ainsi qu’arriva la fameuse série télévisée : Dallas.
Comme nombre de gens de ma génération, je ne connaissais pas vraiment cette série, je ne l’ai (je crois) jamais regardée, mais (phénomène étrange) je connaissais parfaitement le nom des protagonistes, la musique du générique et la trame globale. Aussi mince soit-elle, Dallas occupait une place dans mon imaginaire sans que je ne l’y aie, à aucun moment, conviée. C’est aussi le cas de tous mes amis qui appartiennent à ma génération…
La démarche de création
Elle naît de cette intuition, mais est aussi la cause d’une réflexion engagée autour de « l’imaginaire collectif ».
Ce projet fait directement appel à la volonté de transmission. Il y a dans cette tentative : une entreprise presque archéologique, et la question assumée du mythe aujourd’hui. Il s’agit, en effet : d’une écriture générationnelle (nécessairement singulière), théâtrale, de cette série d’il y a 30 ans, et qui aborde "en plein" la question de l’héritage.
Argument
Notre Dallas raconte les enjeux de la famille face à l’avidité du pouvoir. La bataille des frères ennemis. L’édification individuelle face à la collectivité. Lucy ou Cassandre ? Bobby ou Etéocle ? Miss Ellie ou Clytemnestre ? Les personnages de la saga familiale, archétypes fonctionnels tout d’abord, se teintent peu à peu de toute la complexité des rapports humains dans un retour aux sources du théâtre jusqu’à prendre les traits d’une tragédie qui ne s’accomplirait pas.
Note de mise en scène
Démêler le fil de notre imaginaire collectif. Quels sont nos héros ? De quoi sont-ils constitués ? Quel est notre héritage héroïque ? A tâtons, nous déchiffrons le chant des sirènes du vingtième siècle.
Une histoire collective. Quelque chose que tout le monde connaît. Un peu. Beaucoup. De près ou de loin.
Une chose vouée à l’adoration ou la détestation. Peu importe.
De la série Dallas à Notre Dallas : la constitution d’une mythologie commune. La nôtre. Celle de notre théâtre et de nos rencontres – d’un imaginaire sans cesse en mouvement.
Sous les pavés, j’ai regardé, il n’y a pas de plage.
Du pétrole, oui, mais pas d’idées.
Je vois : des bêtises de destructions massives.
Pas de fond / dans ce naufrage…
Un amer réalisme / dans ce constat…
Je veux parler de rêve.
Du rêve qui vient quand enfant tu t’imagines.
Quand enfant tu imagines – que tu te vois devenir.
Tu regardes les hommes et tu rêves de devenir / Celui-ci. Ton rêve
est scellé. Reviendra comme l’herpès à tous les âges.
Si aujourd’hui, Dallas et moi, nous fêtons nos 30 ans, je n’irai pas pour
autant souffler les bougies chez Mac Donald !
Je ne ferai pas mon beurre de ce lait rance !
Je crois encore au rêve.
Qui n’est pas américain.
Qui n’est pas communiste.
Je refuse la naïve dépression de notre jeunesse encore vive.
Fussions-nous désespérés
nous avons mortelle envie de vivre. Nous avons / de nouveau / une
mortelle envie de vivre.
Et je dis « nous » !
Car "Notre Dallas" est une tentative archéologique – recherche
avoué de mythe – un mouvement d’affirmation – un travail pour y
voir clair.
Pour le reste, c’est du théâtre.
Je n’ai aucune étrenne – à vous offrir :
que l’abandon.